@nodefony/frontend — le builder d'interfaces
stable@nodefony/frontendmis à jour 2026-07-19
Le module qui donne une interface à ton application. Il pilote Vite pour transformer ton code React, Vue ou Angular en quelque chose que le navigateur comprend, avec rechargement à chaud pendant que tu développes et bundles optimisés en production. Sa particularité tient en deux décisions : Vite tourne dans un processus séparé (compiler ne ralentit jamais ton serveur) et c’est Nodefony qui rend la page HTML, pas Vite — ta page reste une page du framework, avec sa session, son pare-feu et son nonce de sécurité.
📍 Documentation › @nodefony/frontend
🧠 Le modèle mental — deux serveurs, un seul site#
Le réflexe habituel est de croire qu’un projet front et un projet back sont deux applications. Ici, il n’y en a qu’une : ton module Nodefony déclare son interface, et le module frontend s’occupe du reste. Concrètement, deux serveurs tournent en développement et se partagent le travail.
Lis le schéma comme une visite : la page vient toujours de Nodefony (1-2) ; les modules JavaScript viennent de Vite en direct (3), donc ton serveur n’est jamais sur le chemin critique des assets ; et les appels d’API repartent vers Nodefony par le proxy de Vite (4). En production, Vite disparaît : les assets sont pré-construits et servis en fichiers statiques.
📖 Lexique#
| Terme | Sens |
|---|---|
| Vite | L’outil qui transpile et sert le code front. Serveur de développement en dev, compilateur en production. |
| HMR | Hot Module Replacement : ta modification apparaît dans le navigateur sans recharger la page. |
| Entrée (entry) | Le point de départ d’une interface (main.tsx). Un module = une entrée = un bundle. |
| Bundle | Le résultat compilé d’une entrée : un fichier JS (plus ses morceaux) que le navigateur charge. |
| Preset | La recette d’un framework UI (React, Vue, Angular) : quel greffon Vite, quelles extensions. |
| Famille d’isolation | Groupe d’entrées qui partagent un processus Vite. Angular a la sienne. |
| Superviseur | L’objet qui lance, surveille, relance et arrête le processus Vite. |
| Manifeste | manifest.json produit par le build : la carte « fichier source → fichier compilé empreinté ». |
| Empreinte | Le hachage dans le nom d’un fichier compilé (main-a1b2c3.js) — permet un cache navigateur permanent. |
publicPath |
Le préfixe d’URL sous lequel les assets d’un bundle sont servis (/_assets/shop/). |
| Repli SPA | Le comportement d’un serveur front : toute URL inconnue rend index.html. Source du piège n°1. |
| CSP | Content Security Policy : l’en-tête qui liste les origines de scripts autorisées par le navigateur. |
| Nonce | Jeton à usage unique posé sur un <script> pour l’autoriser malgré une CSP stricte. |
| CDN | Content Delivery Network : un réseau de serveurs de proximité qui sert les assets à la place du tien. |
| Préambule React | Petit script que React Fast Refresh exige dans le <head> avant tout module React. |
/@fs/ |
Le préfixe par lequel Vite sert un fichier par son chemin absolu sur le disque. |
Molette ui |
Le réglage d’un module distribué : servir son interface via Vite ou via des assets pré-construits. |
Qu’est-ce que c’est ?#
Un navigateur ne sait lire ni du TSX, ni un composant Vue, ni un décorateur Angular. Il faut un atelier de transformation entre ton code et lui : c’est ce qu’on appelle un builder front. Historiquement cet atelier était lent — chaque sauvegarde reconstruisait tout le projet. Vite a renversé le modèle : il ne compile que le fichier demandé, à la demande, et pousse les modifications à chaud dans la page ouverte.
@nodefony/frontend n’est pas une réimplémentation de cet atelier : c’est le chef d’orchestre qui
le branche sur ton application — qui compile, qui rend la page, comment le front parle au back, et ce
qui remplace Vite une fois en production.
La vision Nodefony — ce que ce module fait différemment#
Vite est un processus système, pas une bibliothèque. Le superviseur lance le binaire Vite avec
child_process.spawn (ViteProcessSupervisor.attemptSpawn(), ViteProcessSupervisor.ts:372). La
conséquence est concrète : compiler dix mille modules ne coûte rien à la latence de tes requêtes,
et un plantage de Vite ne tue pas ton serveur — le superviseur le relance tout seul.
C’est Nodefony qui sert le HTML. Beaucoup de piles séparent un serveur front (qui rend la page) et
un serveur d’API (qui rend le JSON). Ici, la page d’entrée reste une route de ton contrôleur :
elle traverse le pare-feu, connaît la session, reçoit son nonce CSP. Le module se contente d’y
injecter les bonnes balises (TemplateHelper.renderDevTags(), TemplateHelper.ts:153).
Un seul Vite pour N modules. Trois modules à interface ne lancent pas trois serveurs Vite : leurs
entrées sont agrégées dans une seule instance multi-entrées. La seule exception est documentée et
justifiée — Angular est isolé, parce que son greffon transforme tous les .ts du serveur de
développement (isolationGroup(), isolationGroups.ts:39).
Le module ne dépend ni de @nodefony/http ni de @nodefony/framework. Tout ce dont il a besoin
d’eux (le serveur statique, le pare-feu, les certificats, le port réellement écouté) est résolu par
nom dans le conteneur. C’est ce qui le garde en bout de chaîne, sans cycle de dépendances.
🧭 Par où commencer#
Quatre parcours selon ce que tu viens faire. L’ordre à l’intérieur de chacun n’est pas décoratif : chaque étape suppose la précédente.
Je branche une interface sur mon module — le chemin le plus court vers une page qui vit.
- Démarrage rapide — un module, une entrée, une page. Copie-colle, ça marche.
registerEntry— les sept champs de la déclaration, et lesquels comptent vraiment.apiProxyPaths— à ne pas sauter : c’est l’oubli qui produit le bug n°1 du module.- Pièges — les symptômes qu’on rencontre dans l’ordre où on les rencontre.
Je pars en production — ce qui change quand Vite n’est plus là.
- Les deux modes de livraison — comprendre ce qui remplace Vite, et qui décide.
- Construire pour la production — la commande, le cache de fraîcheur, le code de sortie.
publicPathetassetBaseUrl— où atterrissent les fichiers, et comment basculer vers un CDN sans toucher au code.- Configuration — ce qui n’a plus d’effet une fois hors développement.
Je supervise ou je débugge.
- Observabilité — l’état réel du superviseur, en ligne de commande et dans Studio.
- Architecture interne — ce qui se passe entre le démarrage du
kernel et le premier
<script>. - Résilience — relance automatique, ports occupés, sonde de vie.
🗂️ Ce que le module apporte#
Le tableau pour situer en cinq secondes ; les fiches en dessous pour savoir quoi lire.
| Brique | Ce qu’elle résout | Tu en as besoin quand… |
|---|---|---|
registerEntry |
déclarer qu’un module a une interface | toujours — c’est le point de contact |
apiProxyPaths |
que les appels d’API atteignent ton serveur | ton interface parle à ton back (donc oui) |
| Presets | brancher React, Vue, Angular ou du TypeScript nu | tu choisis ton framework UI |
| Familles d’isolation | faire cohabiter plusieurs frameworks | tu mélanges Angular avec autre chose |
| Rendu des balises | injecter le front dans une page servie par Nodefony | tu écris le contrôleur de la page |
| Modes de livraison | Vite en dev, assets pré-construits ailleurs | tu déploies, ou tu publies un module |
| Build de production | compiler, empreinter, produire le manifeste | tu prépares une image ou un paquet |
| Résilience | survivre à un crash, un port occupé, un gel | ton poste n’est pas un labo aseptisé |
🚀 Démarrage rapide#
Vu depuis une application créée par nodefony create app. Trois fichiers, et une interface React qui
se recharge à chaud.
1. Charger le module — l’ordre compte#
@nodefony/frontend doit être chargé avant les modules qui déclarent une interface : leur
onKernelBoot() résout le service frontend dans le conteneur, il doit donc déjà exister.
// nodefony.config.ts — l'orchestrateur de l'application
export default defineConfig(() => ({
modules: [
"@nodefony/http",
"@nodefony/framework",
// Le builder AVANT ses consommateurs : les modules à interface résolvent le
// service `frontend` dans leur onKernelBoot() — il doit déjà être enregistré.
use("@nodefony/frontend", {
// Tout est optionnel. `https: true` réutilise les certificats de Nodefony :
// à activer si tu ouvres ta page en https (sinon le navigateur bloque le
// contenu mixte page sécurisée ↔ modules en clair).
https: false,
viteEnv: { VITE_API_BASE: "/shop/api" },
}),
"shop",
],
}));
2. Déclarer l’interface du module#
Un module devient « à interface » en appelant registerEntry au démarrage. Le contrôleur, lui, rend
la page : il demande au service le document complet, construit à partir de l’index.html que tu
as écrit dans frontend/.
// src/modules/shop/index.ts — le module et son contrôleur, réunis pour l'exemple
import { Kernel, Module } from "nodefony";
import { Controller, Get, controller, controllers } from "@nodefony/framework";
import type { ContextType } from "@nodefony/http";
import type { FrontendService } from "@nodefony/frontend";
@controller("/shop")
class ShopController extends Controller {
constructor(context: ContextType) {
super("shop", context);
}
/** La page d'entrée : rendue par Nodefony, ses modules servis par Vite. */
@Get("/")
page() {
this.setContextHtml();
const frontend = this.get<FrontendService>("frontend");
// `renderDocument` lit frontend/index.html et y injecte les balises. Le nonce
// de la requête est propagé aux <script> → la CSP stricte reste satisfaite.
const html =
frontend?.renderDocument("shop", this.context?.cspNonce) ??
"<!-- @nodefony/frontend indisponible -->";
return this.render(html);
}
/** L'API que l'interface appellera — d'où la déclaration `apiProxyPaths`. */
@Get("/api/products")
products() {
return this.renderJson([{ id: "1", label: "Cordage 12mm" }]);
}
}
@controllers([ShopController])
class Shop extends Module {
constructor(kernel: Kernel) {
super("shop", kernel, import.meta.url, {});
}
/**
* Déclare l'interface AVANT `onKernelReady` : le superviseur Vite démarre avec
* les entrées connues à ce moment-là. Enregistrer plus tard = entrée ignorée.
*/
override async onKernelBoot(): Promise<this> {
const frontend = this.kernel?.container?.get("frontend") as
FrontendService | undefined;
if (!frontend) {
this.log("@nodefony/frontend absent — chargé après ce module ?", "ERROR");
return this;
}
frontend.registerEntry(this, {
type: "react19",
entry: "./frontend/src/main.tsx",
// SANS cette ligne, fetch("/shop/api/products") depuis la page servie par
// Vite reçoit le repli SPA (du HTML) → « Unexpected token '<' ».
apiProxyPaths: ["/shop/api"],
});
return this;
}
}
export default Shop;
3. Poser les fichiers front#
Le module attend une racine front (défaut ./frontend) contenant un index.html et ton point
d’entrée. Ton index.html est le tien : mets-y tes polices, tes méta, tes scripts externes.
<!-- src/modules/shop/frontend/index.html -->
<!doctype html>
<html lang="fr">
<head>
<meta charset="utf-8" />
<title>Boutique</title>
<!--nodefony:frontend-->
</head>
<body>
<div id="root"></div>
<script type="module" src="/src/main.tsx"></script>
</body>
</html>
Le marqueur <!--nodefony:frontend--> indique où injecter les balises ; sans lui, elles sont
posées avant </head>. Le <script> d’entrée que tu vois en bas est retiré automatiquement au rendu
(TemplateHelper.injectIntoHtml(), TemplateHelper.ts:105) : il n’est résolvable que par Vite quand
Vite sert lui-même la page, ce qui n’est pas le cas ici.
Ce qu’on observe#
# Au démarrage : l'entrée est enregistrée, puis Vite annonce son port réel
# INFO registered entry: shop (react19) from "shop"
# INFO vite [default] ready on 127.0.0.1:5173
# La page vient de Nodefony et porte déjà les balises Vite
curl -s http://localhost:5151/shop | grep -o 'src="http[^"]*"'
# src="http://127.0.0.1:5173/@vite/client"
# src="http://127.0.0.1:5173/@fs/…/shop/frontend/src/main.tsx"
# L'API répond en JSON — et le même appel depuis le navigateur passe par le proxy Vite
curl -s http://localhost:5151/shop/api/products
# [{"id":"1","label":"Cordage 12mm"}]
# L'état du superviseur, en une commande
npx nodefony frontend:status
# state : ready
# endpoint : 127.0.0.1:5173
# entries : 1
💡 Astuce
Modifie un composant et sauvegarde : la page se met à jour sans rechargement. Si tu vois un rechargement complet à chaque fois, c’est normal en Angular — son greffon ne fait pas de remplacement à chaud, il recharge.
⚙️ Configuration#
Tout se déclare dans nodefony.config.ts via use("@nodefony/frontend", { … }). Le schéma Zod
(frontendConfigSchema, config.ts:108) est la source unique des défauts : chaque .default()
y vit, et nulle part ailleurs. Le builder defineFrontendConfig() (defineModuleConfig.ts:22) valide
et gèle au démarrage ; frontendConfigJsonSchema() (defineModuleConfig.ts:31) expose le tout en
JSON Schema pour l’écran de configuration de Studio.
ℹ️ Note
Cette configuration concerne le module (le serveur Vite, le build). Ce qui décrit une interface (entrée, racine, préfixe public) n’est pas de la configuration : c’est une déclaration faite au démarrage par le module consommateur, via
registerEntry.
Le serveur de développement#
| Option | Type | Défaut | Effet |
|---|---|---|---|
devHost |
string |
"127.0.0.1" |
Hôte de Vite, tel quel dans les <script> — doit être joignable du navigateur. |
devPort |
number |
5173 |
Port de base. Occupé ⇒ le superviseur essaie les suivants. |
autoStartInDevelopment |
boolean |
true |
Démarrer Vite au boot en development. Ignoré ailleurs. |
startupTimeoutMs |
number |
30000 |
Attente du Local: … de Vite avant de déclarer l’échec. |
pipeViteLogs |
boolean |
true |
Reverser la sortie de Vite dans le journal Nodefony. |
https |
boolean |
false |
Servir Vite en HTTPS avec les certificats de Nodefony (pas de doublon). |
viteEnv |
Record<string,…> |
{} |
Variables passées au processus Vite ; les clés VITE_* atteignent le navigateur. |
Le proxy vers ton serveur#
| Option | Type | Défaut | Effet |
|---|---|---|---|
backendHost |
string |
"127.0.0.1" |
Hôte visé par le proxy de Vite. |
backendPort |
number |
5151 |
Port visé — une intention, voir l’encadré ci-dessous. |
backendProtocol |
"http" | "https" |
"http" |
Protocole du proxy. https pour viser le serveur TLS. |
❗ Important
backendPortn’est pas forcément le port écouté. Avec une politique de port automatique, un 5151 occupé fait glisser l’écoute sur 5153. Un proxy figé enverrait alors les appels de ton interface vers le serveur d’une autre application. Le module lit donc le port réel sur le serveur lui-même (FrontendService.resolveBackendPort(),FrontendService.ts:455) et journalise l’écart.
Le build de production#
| Option | Type | Défaut | Effet |
|---|---|---|---|
defaultRoot |
string |
"./frontend" |
Racine front d’un module (contient index.html), si l’entrée ne dit rien. |
defaultOutDir |
string |
"./public/dist" |
Dossier de sortie du build, si l’entrée ne dit rien. |
assetBaseUrl |
string |
"" |
Base CDN des assets en production. Vide = servis depuis ton origine. |
La résilience du superviseur#
Sous-section resilience (resilienceSchema, config.ts:36). Tout est optionnel ; les défauts
s’appliquent même si tu omets la section entière.
| Option | Défaut | Effet |
|---|---|---|
autoRestart |
true |
Relancer Vite après un plantage inattendu. |
maxRestarts |
5 |
Au-delà, le superviseur passe en errored et abandonne. |
restartBackoffBaseMs |
500 |
Base du délai exponentiel entre deux relances. |
restartBackoffMaxMs |
8000 |
Plafond de ce délai. |
healthCheckIntervalMs |
30000 |
Période de la sonde de vie. 0 la désactive. |
healthCheckFailureThreshold |
3 |
Échecs consécutifs avant de tuer Vite pour le relancer. |
healthCheckTimeoutMs |
5000 |
Délai d’une sonde individuelle. |
portRetryAttempts |
3 |
Ports essayés en plus du port de base quand il est occupé. |
💡 Astuce
En intégration continue, mets
autoRestart: false. Un Vite qui plante puis se relance en boucle fait passer ton pipeline au vert avec une interface morte. Sans relance, l’échec est visible.
🔌 Les deux modes de livraison de l’interface#
C’est la section à lire avant tout déploiement, et avant de publier un module sur npm. La question qu’elle tranche : d’où viennent les fichiers JavaScript que charge le navigateur ?
Situation 1 — je développe l’application, les sources sont là. Vite tourne, chaque sauvegarde se
voit immédiatement. C’est le mode vite.
Situation 2 — je déploie en production. Les sources sont peut-être là, mais compiler à chaud dans
un conteneur n’a aucun sens : les bundles sont construits une fois, empreintés, servis en fichiers
statiques. C’est le mode static.
Situation 3 — j’installe le module d’un tiers qui embarque une interface d’administration. Je ne
veux ni installer Vite, ni compiler l’interface de quelqu’un d’autre. Le paquet npm doit
contenir ses assets déjà construits. C’est encore le mode static — et c’est la raison principale de
son existence.
Qui décide, et comment#
Le module qui embarque une interface expose une molette ui avec trois positions, résolue au
démarrage par resolveUiDelivery() (prebuiltUi.ts:48, dans @nodefony/http) :
| Molette | Comportement |
|---|---|
auto |
Vite si development et service frontend présent et sources présentes ; sinon assets pré-construits. |
static |
Force les assets pré-construits. Absents ⇒ mode none et raison journalisée. |
vite |
Force Vite. Service ou sources absents ⇒ mode none et raison journalisée. |
Le mode résolu et sa raison sont toujours journalisés — jamais de dégradation silencieuse. Un
mode none n’arrête pas le démarrage : le module se signale indisponible, avec une raison
actionnable (« le paquet a-t-il bien construit son interface à la publication ? »).
Ce que fait chaque mode#
| Aspect | Mode vite |
Mode static |
|---|---|---|
| D’où viennent les JS | serveur Vite, port dédié | dossier dist/ servi par le serveur statique |
| Rechargement à chaud | oui | non |
registerEntry |
appelé — le module est visible du superviseur | jamais appelé — le module est invisible du superviseur |
| Dépendance à Vite | oui (peerDependency) |
aucune |
| Rendu de la page | renderDocument / renderTags |
PrebuiltUi.renderIndex() (prebuiltUi.ts:196) |
| Nonce CSP | posé sur chaque balise injectée | posé par remplacement sur chaque <script> de l’index |
❗ Important
Un module en mode
staticn’apparaît pas danslistEntries(). C’est logique une fois le mécanisme compris — il n’a jamais appeléregisterEntry— mais déroutant sur le moment : l’interface fonctionne parfaitement alors que le superviseur affirme ne rien connaître d’elle.
Le cas d’un module distribué#
Si tu publies un module avec une interface d’administration, la règle est simple : construis ton
interface à la publication, expédie dist/frontend/ dans le paquet, et laisse la molette sur
auto. Chez toi (dépôt, lien local), tu gardes le rechargement à chaud ; chez ton utilisateur,
l’interface fonctionne sans qu’il installe quoi que ce soit. C’est exactement ce que fait
Studio, premier consommateur du module.
🏗️ Architecture interne#
Le trajet du démarrage#
Pourquoi onServersReady et pas onReady. Vite ne doit démarrer qu’une fois les serveurs
Nodefony en écoute (FrontendService.init(), FrontendService.ts:146). Dans l’autre ordre, le proxy
de Vite viserait un serveur inexistant et les premiers appels d’API échoueraient — un défaut
intermittent, apparaissant seulement quand le navigateur est plus rapide que le démarrage.
Les pièces#
| Pièce | Rôle | Ancre |
|---|---|---|
FrontendService |
l’orchestrateur : entrées, familles, cycle de vie, rendu | FrontendService.ts:70 |
ViteProcessSupervisor |
lance, surveille, relance et arrête un processus Vite | ViteProcessSupervisor.ts:215 |
ViteConfigGenerator |
écrit la configuration Vite (fonction pure, testée seule) | ViteConfigGenerator.toMjs() (ViteConfigGenerator.ts:80) |
ViteBuilder |
construit l’objet de configuration Vite pour le build en processus | ViteBuilder.buildViteConfig() (ViteBuilder.ts:41) |
TemplateHelper |
produit les balises (dev) ou lit le manifeste (prod) | TemplateHelper.ts:36 |
isolationGroups |
à quelle famille appartient un preset, et sur quel bloc de ports | isolationGroup() (isolationGroups.ts:39) |
FrontendAdminApi |
la vue sûre de l’état, pour Studio | buildFrontendStatus() (FrontendAdminApi.ts:139) |
Une configuration Vite écrite, pas passée#
Le superviseur écrit un fichier vite.config.generated.mjs à la racine front, puis lance Vite
dessus. Ce détour a une raison : Vite ne lit pas sa configuration sur l’entrée standard, et les
greffons sont des objets JavaScript — non sérialisables en JSON. Le fichier généré est donc autonome :
il importe lui-même les greffons dont les presets détectés ont besoin.
Ne l’édite jamais : il est réécrit à chaque démarrage. Ce qu’il contient de notable :
- une entrée par bundle (
input), d’où le multi-modules dans une seule instance ; - la
baseen URL absolue vers Vite — sans quoi un import transformé en/src/App.tsxserait résolu contre l’origine de Nodefony, donc en 404 ; strictPortactivé dès que cette base est posée : si Vite glissait de port, la base mentirait en silence ;- un
server.fs.allowélargi aux racines de chaque entrée — sans quoi deux modules ayant tous deuxfrontend/src/main.tsxverraient le second recevoir le fichier du premier ; - un
resolve.dedupesur les paquets du framework UI — deux copies de React dans la même page produisent l’énigmatique « Invalid hook call » et une page blanche.
apiProxyPaths — que le fetch atteigne le serveur#
C’est le mécanisme le plus important à comprendre du module, parce que son absence produit une erreur qui ne parle pas de proxy.
Ta page est chargée depuis Vite. Un fetch("/shop/api/products") part donc vers Vite (port 5173),
pas vers Nodefony. Vite ne connaît pas cette route ; comme tout serveur de développement d’application
monopage, il répond alors son index.html. Ton code reçoit du HTML là où il attendait du JSON :
SyntaxError: Unexpected token '<', "<!DOCTYPE "... is not valid JSON
Déclarer apiProxyPaths: ["/shop/api"] inscrit ce préfixe dans le proxy de la configuration générée :
Vite transmet alors ces requêtes à Nodefony, sur le port réellement écouté. Trois points à
connaître :
- Les préfixes de tous les modules sont agrégés et dédupliqués — un seul Vite, un seul proxy.
- Une clé commençant par
^est traitée comme une expression régulière par Vite. C’est ainsi que le data plane d’administration est couvert d’un coup. /nodefony/<module>/apiest ajouté d’office, sans que tu le déclares (ViteConfigGenerator.ts:172). Sans cela, la barre de débogage injectée en développement appellerait/nodefony/profiler/apiet recevrait le repli SPA — le clic serait mort.
⚠️ Attention
Ne proxifie que tes chemins d’API. Proxifier
/renverrait aussi les modules et le rechargement à chaud vers Nodefony, qui n’en sait rien : plus rien ne se charge.
Familles d’isolation — pourquoi Angular a son Vite#
React, Vue et vanilla ciblent des extensions disjointes (.tsx, .vue) et cohabitent sans conflit
dans une seule instance. Angular, lui, transforme tout fichier .ts du serveur de développement,
y compris ceux des autres bundles — il échoue alors sur des fichiers hors de son tsconfig, ce qui
déclenche une boucle de rechargement.
D’où le regroupement par famille (isolationGroup(), isolationGroups.ts:20) : angular a la
sienne, tout le reste partage default. Chaque famille obtient un bloc de ports disjoint
(familyPortPlan(), isolationGroups.ts:63) de taille portRetryAttempts + 1 : ainsi, une instance
qui glisse de port sur conflit ne peut jamais empiéter sur le bloc d’une autre. La famille principale
garde le port habituel (PRIMARY_FAMILY, isolationGroups.ts:56).
Les familles démarrent indépendamment. Si Angular échoue, React continue de fonctionner : le
démarrage n’échoue que si aucune famille n’a pu démarrer (FrontendService.startDev(),
FrontendService.ts:316).
Résilience — ce qui se passe quand Vite tombe#
Le superviseur est écrit pour survivre à un poste de développement réel, où les ports sont occupés et les processus meurent.
| Situation | Réponse |
|---|---|
| Port occupé au lancement | essai sur le port suivant, jusqu’à portRetryAttempts (ViteProcessSupervisor.ts:276) |
| Vite plante | relance avec délai exponentiel plafonné (scheduleRestart(), ViteProcessSupervisor.ts:674) |
| Vite ne répond plus (gelé) | sonde périodique ; après N échecs, Vite est tué pour être relancé (ViteProcessSupervisor.ts:599) |
Deux start() concurrents |
la promesse en cours est partagée — jamais deux processus |
| Ctrl+C au terminal | le signal marque un arrêt voulu : pas de relance (markShutdown, ViteProcessSupervisor.ts:245) |
| Arrêt du kernel | SIGINT, puis SIGKILL après 3 s — aucun zombie ne bloque le port (ViteProcessSupervisor.ts:26) |
Deux subtilités valent d’être connues, parce qu’elles expliquent des comportements sinon incompréhensibles :
- Vite intercepte
SIGINTet sort proprement, avec un code indiscernable d’un plantage. Sans le marquage du signal reçu par le processus serveur, un simple Ctrl+C ferait apparaître un « redémarrage échoué » en erreur, sur un arrêt parfaitement normal. - La détection d’un port occupé est écrite à un seul endroit (
isPortInUseMessage(),ViteProcessSupervisor.ts:164), et tolère les deux formulations de Vite (« is in use » comme « is already in use »). Deux implémentations de la même règle avaient divergé : la reprise sur port ne se déclenchait jamais, et la seconde application perdait toute son interface.
Les écouteurs attachés au processus enfant sont suivis puis retirés à chaque mort
(cleanupChildListeners(), ViteProcessSupervisor.ts:922) : sans cela, les relances successives les
accumuleraient jusqu’à l’avertissement de fuite.
🧰 API publique#
Les signatures exactes vivent dans le graphe généré (jq '.symbols.FrontendService' .ai/symbols.json)
et dans les types du paquet — jamais recopiées ici, où elles se périmeraient. Ce qui suit montre
l’usage.
registerEntryla déclaration d’une interface#FrontendService.registerEntry() (FrontendService.ts:221) est appelée par le module consommateur,
dans son onKernelBoot(). Elle résout les chemins relatifs, calcule le préfixe public et renvoie
l’entrée résolue (IResolvedFrontendEntry, IFrontBuilder.ts:40).
| Champ | Requis | Défaut | Rôle |
|---|---|---|---|
type |
oui | — | Le preset : react19, vue3, angular, vanilla. |
entry |
oui | — | Le fichier d’entrée, relatif à la racine du module. |
root |
non | ./frontend |
La racine front (celle qui contient index.html). |
outDir |
non | ./public/dist |
Où le build écrit ce bundle. |
name |
non | nom du module | Nom logique du bundle — c’est la clé de renderTags(...). |
publicPath |
non | /_assets/<name>/ |
Préfixe d’URL des assets en production. |
apiProxyPaths |
non | [] |
Les préfixes que Vite doit transmettre à Nodefony. |
frontend.registerEntry(this, {
type: "vue3",
entry: "./frontend/src/main.ts",
name: "admin", // → renderTags("admin"), assets sous /_assets/admin/
apiProxyPaths: ["/admin/api"],
});
ℹ️ Note
entryest relatif au module,rootà la racine front. Le service stocke l’entrée relative àrootpour que l’URL servie par Vite et la clé du manifeste soient cohérentes par construction. C’est la source d’une confusion fréquente quand on lit les chemins dans les journaux.
Rendu — des balises ou un document complet#
Deux portes, une seule source. La différence tient à qui écrit la coquille HTML.
// Porte 1 — tu écris la page, on injecte les balises
const tags = frontend.renderTags("shop", context.cspNonce);
// Porte 2 — tu écris frontend/index.html, on injecte dedans (recommandé)
const html = frontend.renderDocument("shop", context.cspNonce);
renderDocument (FrontendService.ts:876) lit l’index.html de ton module, retire le <script>
d’entrée source, injecte les balises au marqueur (ou avant </head>), et renvoie le document.
Pas d’index.html ? Une coquille minimale est générée. En production, l’index est mis en cache ; en
développement il est relu à chaque appel, pour que tes modifications de la coquille apparaissent.
Ce qui est injecté en développement (TemplateHelper.renderDevTags(), TemplateHelper.ts:153) :
- le préambule React Fast Refresh pour les entrées
react19— sans lui,@vitejs/plugin-reactrefuse de démarrer ; - le client Vite (
@vite/client) qui ouvre la connexion de rechargement à chaud ; - ton entrée, servie par son chemin absolu (
/@fs/…) plutôt que relatif — c’est ce qui permet à deux modules d’avoir chacun leurfrontend/src/main.tsxsans collision ; - un pont qui relaie les événements de rechargement vers la barre de débogage, sans ouvrir de
seconde connexion (
hmrBridgeTag(),TemplateHelper.ts:226) ; - la barre de débogage elle-même, résolue une fois et servie via Vite (
debugBarTag(),TemplateHelper.ts:252).
Quand Vite n’est pas prêt, le rendu ne lève jamais : il renvoie un commentaire HTML disant l’état. Une page dégradée reste une page.
Les helpers de vue#
Si tu rends une vue Eta plutôt qu’une chaîne, trois helpers sont déjà dans tes variables locales
(Controller.withFrontendLocals(), Controller.ts:345) — inspirés des helpers d’assets de Symfony :
<%~ frontendDocument("shop") %>
<!-- le document complet -->
<%~ frontendTags("shop") %>
<!-- juste les balises -->
<img src="<%= asset('/img/logo.png') %>" />
<!-- URL CDN si configurée -->
Le service frontend y est résolu par nom : le module framework ne dépend pas de
@nodefony/frontend, et une application sans interface n’a simplement pas ces helpers.
Construire pour la production — frontend:build#
npx nodefony frontend:build # construit ce qui a changé
npx nodefony frontend:build --force # reconstruit tout
Dans une application générée par nodefony create app, tu n’as pas à y penser :
npm run build construit l’application entière — le backend (rolldown) puis le front (il
chaîne nodefony frontend:build). Un seul geste avant npm start ou dans un pipeline.
FrontendService.build() (FrontendService.ts:761) appelle Vite entrée par entrée, et non une
fois pour toutes. Ce n’est pas un détail : chaque bundle a sa racine, son dossier de sortie, sa base
et son manifeste — c’est ce qui rend le multi-modules possible et ce qui isole Angular.
Quatre comportements à connaître :
- Idempotent. Une entrée dont le manifeste est plus récent que ses sources est ignorée
(
isBuildFresh(),FrontendService.ts:829) — le scan est borné au dossier front et sautenode_modules. Relancer un déploiement ne recompile pas tout. - Les échecs sont collectés, pas propagés. Un bundle en échec n’arrête pas les autres ; la
commande passe le code de sortie à
1s’il en reste un — de quoi casser un pipeline sans masquer les autres résultats. - Le résultat est un bilan : construits / ignorés / en échec, journalisé et renvoyé.
- Un démarrage en production sans build se répare — ou se dénonce.
setupProd()(FrontendService.ts:655) vérifie le manifeste de chaque entrée AVANT de monter les statics. Manifeste absent et Vite installé (poste de développement, devDependencies présentes) : le build tourne une fois au démarrage, annoncé en WARNING — fini l’écran blanc après unnodefony production --detachlancé trop tôt. Manifeste absent et Vite introuvable (image de production sans devDependencies) : impossible de compiler ici — le démarrage continue (l’API sert) mais une ERROR nomme l’entrée, le manifeste attendu et le geste (npm run buildà l’image). Jamais de page blanche muette.
Les commandes#
| Commande | Rôle |
|---|---|
nodefony frontend:build [-f] |
Construit les bundles de production. -f ignore le cache de fraîcheur. |
nodefony frontend:dev |
Démarre le serveur Vite manuellement (si le démarrage auto est coupé). |
nodefony frontend:status [-j] |
État du superviseur : état, point d’écoute, pid, entrées. -j en JSON. |
publicPath et assetBaseUrl — où vivent les assets#
publicPath est le concept pivot de la production : la même valeur sert simultanément de base
Vite au build, de préfixe de montage pour le serveur statique, et de préfixe des URLs émises dans la
page. Les trois restent alignés par construction — impossible d’en changer un seul et de casser les
deux autres.
Défaut : /_assets/<name>/, normalisé avec ses barres obliques
(normalizePublicPath(), FrontendService.ts:50). Chaque bundle a donc son espace, sans collision
entre modules.
assetBaseUrl ajoute une couche : la base d’un CDN. Renseignée, elle préfixe la base du build et
les URLs de la page, sans toucher au montage statique (qui reste relatif à ton origine). Basculer
vers un CDN est donc un changement de configuration, pas de code :
use("@nodefony/frontend", { assetBaseUrl: "https://cdn.example.com" });
// → <script src="https://cdn.example.com/_assets/shop/main-a1b2c3.js">
En production, setupProd() (FrontendService.ts:655) monte chaque dossier de sortie sur son
publicPath via le serveur statique — résolu par nom, jamais par import, pour ne pas créer de
cycle. Si ce service est absent (proxy frontal, CDN devant), un avertissement le dit et rien n’est
monté : c’est un déploiement valide, pas une panne.
Ce qui est servi en production#
renderProdTags() (TemplateHelper.ts:315) lit manifest.json — la carte produite par Vite — et
émet, dans cet ordre : les feuilles de style d’abord (pour éviter le flash de contenu non stylé), les
préchargements des morceaux partagés, puis le script d’entrée. Le manifeste est lu une fois par
dossier de sortie et mis en cache : aucune lecture disque par requête. Le CSS est collecté
récursivement à travers les imports (collectCss(), TemplateHelper.ts:389), sans quoi le style
d’un morceau partagé manquerait sur certaines pages.
Manifeste absent ? Un commentaire HTML le dit, avec la commande à lancer. Pas d’exception, pas de page blanche muette.
🧩 Extension#
Ajouter un framework UI revient à écrire un preset (IFrontPreset, IFrontPreset.ts:16) : son
identifiant, ses extensions, ses dépendances à pré-empaqueter, et une fonction qui construit ses
greffons Vite. Les quatre presets fournis sont les modèles à copier — React (react19-vite.ts:9),
Vue (vue3-vite.ts:11), Angular (angular-vite.ts:15), vanilla (vanilla-vite.ts:9). Tous
importent leur greffon paresseusement : un preset non utilisé ne coûte ni installation, ni
chargement.
Deux points d’attention avant de se lancer :
- le preset alimente le build en processus (
ViteBuilder), mais la configuration du serveur de développement est écrite par le générateur, qui possède sa propre correspondance type → greffon (ViteConfigGenerator.toMjs(),ViteConfigGenerator.ts:80). Un nouveau type doit être ajouté aux deux endroits, sinon il lèveFrontendPresetUnknownError(FrontendError.ts:19) ; - si le nouveau framework transforme des fichiers qui ne lui appartiennent pas, il lui faut sa propre famille d’isolation — c’est la leçon d’Angular.
Remplacer le superviseur est prévu par le contrat IViteSupervisor (IViteSupervisor.ts:41) :
start, stop, status. C’est le seul point d’isolement entre « Vite dans un processus séparé » et
toute autre stratégie.
🔐 Sécurité — la CSP, sans trou et sans bricolage#
Une politique de sécurité du contenu stricte bloque, par construction, les scripts venus d’une autre origine. Or en développement, tes modules viennent du port 5173 alors que ta page vient du 5151 : tout serait bloqué.
La solution retenue n’est pas d’affaiblir la politique, mais de la composer. Une fois Vite prêt
(donc ses ports réellement connus), le service déclare ses origines au pare-feu
(#registerCsp(), FrontendService.ts:948), qui émet un seul en-tête, origines fusionnées et
nonce par requête. À l’arrêt, les origines sont retirées et la politique redevient stricte.
Le fragment déclaré (#viteCspFragment(), FrontendService.ts:909) mérite deux explications, parce
qu’elles piègent tout le monde :
'self'est répété dans chaque directive.connect-src,style-src,img-srcetfont-srcn’héritent pas dedefault-src: les omettre bloquerait tes propres appels, styles, images et polices.'unsafe-eval'est nécessaire en développement pour React Fast Refresh, que le nonce ne couvre pas. En revanche'unsafe-inline'n’est pas accordé aux scripts : le préambule injecté porte un nonce.
Les origines sont générées pour tous les hôtes légitimes de développement — boucle locale, domaine du kernel, hôtes de confiance déclarés au module HTTP — croisés avec les ports Vite réels. Sans cela, accéder à ton application par un hôte virtuel bloquerait tout.
❗ Important
Ce fragment n’existe qu’en développement. En production le superviseur ne démarre pas, donc rien n’est déclaré : la politique reste stricte et même origine. Il n’y a pas de mode où
'unsafe-eval'fuirait jusqu’à un déploiement.
Deux garde-fous complètent le tableau : le producteur de données pour Studio expose une vue sans
chemins de fichiers absolus (IViteInstanceView, FrontendAdminApi.ts:78), et le serveur de
développement n’autorise l’accès disque qu’aux racines explicitement listées.
⚡ Performance et mémoire#
Le coût par requête est nul, par construction. Compiler se passe dans un autre processus : ni la
boucle d’événements, ni la mémoire de ton serveur ne voient passer une transformation de module.
C’est la raison d’être du choix child_process — mesurée au moment du choix, et la raison pour
laquelle les fils d’exécution (worker_threads) ont été essayés puis écartés : la sérialisation des
journaux annulait le bénéfice.
Sur le chemin chaud du rendu, trois précautions :
- le manifeste est lu une fois par dossier de sortie, jamais par requête ;
- l’
index.htmlest mis en cache en production (relu en développement, où la fraîcheur prime) ; - les écouteurs du processus enfant sont suivis et retirés à chaque mort
(
trackListener(),ViteProcessSupervisor.ts:912) — sans quoi les relances les accumuleraient.
La sonde de vie coûte une requête HTTP toutes les trente secondes par famille. Elle est désactivable
(healthCheckIntervalMs: 0) si ce budget te gêne, au prix de la détection d’un Vite gelé.
📡 Observabilité — Studio et CLI#
En ligne de commande, nodefony frontend:status donne l’état, le point d’écoute réel, le pid et les
entrées servies ; -j produit le même contenu en JSON, exploitable par un script.
Côté data plane, le module enregistre son producteur au démarrage
(createFrontendAdminApi(), FrontendAdminApi.ts:165) :
| Route | Contenu |
|---|---|
GET /nodefony/frontend/api/vite |
État du superviseur : instance principale, toutes les familles, versions résolues du framework UI et de Vite. |
La réponse dit available: true dès qu’une instance est prête — c’est le signal « rechargement à
chaud actif ». Hors développement elle répond quand même, avec un état idle et aucun pid :
l’interface en déduit que l’UI vient des bundles compilés. La lecture ne lève jamais.
En développement, deux surfaces de plus : la barre de débogage injectée automatiquement dans toute page front affiche le framework, l’origine Vite et un compteur de rechargements à chaud ; et la checklist de démarrage affiche une ligne par bundle servi, avec l’URL à ouvrir — Vite terminant sa compilation après le reste du kernel, le service émet deux événements dédiés pour que cette ligne apparaisse avant le « prêt ».
⚠️ Pièges#
<!-- prettier-ignore -->
| Symptôme | Cause | Correction |
|---|---|---|
Unexpected token '<' sur un fetch |
Vite répond son repli SPA : le préfixe d’API n’est pas proxifié | déclarer apiProxyPaths: ["/mon/api"] dans registerEntry |
Le service frontend est introuvable au onKernelBoot |
ordre de chargement des modules | placer @nodefony/frontend avant ses consommateurs dans modules |
| L’entrée n’apparaît pas dans le superviseur | registerEntry appelé après onKernelReady |
enregistrer dans onKernelBoot, jamais plus tard |
@vitejs/plugin-react can't detect preamble |
le préambule React n’est pas dans la page | rendre via renderTags/renderDocument, qui l’injectent |
| Page blanche + « Invalid hook call » | deux copies de React dans la page (deux node_modules) |
comportement couvert par resolve.dedupe ; purger le pré-empaquetage de Vite |
| Deux modules affichent la même interface | racines identiques et URL relatives | comportement couvert : l’entrée est servie par chemin absolu /@fs/… |
Vite écoute sur un autre port que devPort |
port occupé ⇒ reprise sur le suivant | lire le port réel dans frontend:status, jamais la configuration |
| Les appels d’API partent vers une autre application | port du serveur glissé, proxy figé sur backendPort |
comportement couvert : le port réel est lu sur le serveur ; vérifier le journal |
no frontend entries declared au démarrage |
aucun module n’a appelé registerEntry |
normal si tu n’as pas d’interface ; sinon voir les deux lignes ci-dessus |
max restarts reached |
Vite plante en boucle | lire les lignes [vite] du journal — l’erreur est dans ton code front |
| Le navigateur refuse le certificat de Vite | certificat auto-signé sur une origine distincte | l’accepter sur l’origine Vite, ou installer l’autorité racine de développement |
Refused to load the script (politique de sécurité) |
le pare-feu n’a pas les origines Vite (Vite pas encore prêt au rendu) | recharger une fois Vite prêt ; vérifier que le nonce est bien propagé |
Commentaire prod manifest missing dans la page |
les bundles n’ont pas été construits, et Vite n’était pas là pour le faire au démarrage | npm run build (ou npx nodefony frontend:build) puis recharge la page — l’absence de manifeste n’est jamais mise en cache (loadManifest(), TemplateHelper.ts:336), le serveur voit le build sans redémarrer |
| Les assets répondent 404 en production | le serveur statique est absent ou le préfixe ne correspond pas | vérifier le montage journalisé au démarrage, et publicPath |
Un module à interface est invisible de listEntries() |
il est en mode static — il n’appelle jamais registerEntry |
attendu ; regarder la molette ui et le mode journalisé au démarrage |
| Modifications du front sans effet | vite.config.generated.mjs édité à la main |
ne jamais l’éditer : il est réécrit à chaque démarrage |
| Angular recharge la page entière au lieu du composant | son greffon ne fait pas de remplacement à chaud | attendu — c’est le comportement du greffon Angular |
🧪 Tests et couverture#
Les compteurs exacts sont régénérés depuis vitest et vivent dans la carte de l’aperçu — jamais figés dans ce texte.
| Type | Où | Ce qui est prouvé |
|---|---|---|
| Unitaire — génération | tests/unit/ViteConfigGenerator.test.ts |
la configuration écrite : proxy, base absolue, HTTPS, greffons, entrées |
| Unitaire — build | tests/unit/ViteBuilder.test.ts |
la base de production dérivée de publicPath et assetBaseUrl |
| Unitaire — isolation | tests/unit/isolationGroups.test.ts |
familles, ordre déterministe, blocs de ports disjoints |
| Unitaire — ports | tests/unit/vitePortInUse.test.ts |
la détection d’un port occupé, dans toutes les formulations de Vite |
| Intégration — superviseur | tests/integration/ViteProcessSupervisor.test.ts |
vrai spawn : démarrage, arrêt, idempotence, relance après plantage |
| Intégration — build | tests/integration/frontend-build.test.ts |
vrai vite.build, manifeste lu, document rendu |
cd src/packages/@nodefony/frontend
npm test # unitaires — rapides, sans processus externe
npm run test:integration # lance de vrais processus Vite (quelques secondes)
npm run coverage # couverture (vitest)
Ce qui n’est volontairement pas mesuré. L’intégration lance Vite dans un processus séparé : ce code n’est jamais instrumenté par la couverture. Un pourcentage global bas sur ce module ne dit donc rien de sa fiabilité — c’est un artefact de mesure, pas une dette. Ce qui est mesurable est le générateur de configuration, fonction pure, couvert intégralement.
Ce qui manque. Pas de banc de charge dédié : le module n’est pas sur le chemin d’une requête (son coût par requête est structurellement nul), et le budget mémoire du pipeline est gardé ailleurs. Le rendu du navigateur n’est pas testé automatiquement — la vérification passe par la transformation Vite en ligne de commande, jamais par un navigateur sans affichage.
🔗 Pour aller plus loin#
- ⬆️ Retour : Toute la documentation · Démarrer avec Nodefony
- 📗 Guide pas à pas : créer un module avec une interface React
- 🖥️ Le premier consommateur :
@nodefony/studio— l’administration du framework, servie par ce module en développement et par ses assets pré-construits ailleurs. - 🔌 La couche en dessous :
@nodefony/http— serveur statique, certificats partagés, molette de livraison de l’interface. - 🧭 Le rendu des pages :
@nodefony/framework— contrôleurs, vues Eta et les helpersfrontendTags/frontendDocument. - 🔐 La politique de sécurité :
@nodefony/security— le pare-feu qui compose l’en-tête CSP à partir des origines déclarées ici. - 🏗️ Comment tout est construit : build et empaquetage · vue d’ensemble du framework
- 📖 Lexique général du framework. </content>
</invoke>