Nodefony
Framework Node.js fullstack — HTTP & WebSocket, même contexte

Configuration — le fond de panier, les bornes, la porte d'entrée

stable@nodefony/realtimemis à jour 2026-07-19

Le module temps réel expose six réglages, pas un de plus. Un seul décide vraiment de quelque chose : le driver de backplane, c’est-à-dire la façon dont deux processus de ton application se transmettent une publication. Les autres bornent la connexion et gardent la porte. Cette page les donne tous, avec leur valeur d’usine lue dans le schéma, l’effet observable de chacun, et les trois situations de déploiement qui décident du choix.

📍 Documentation@nodefony/realtimeConfiguration

🧠 Le modèle mental — un schéma, trois couches de surcharge#

La configuration du module n’est pas un objet que tu construis : c’est un schéma Zod qui porte déjà toutes ses valeurs d’usine. Ton application n’écrit que ses écarts, et le déploiement peut encore corriger par variables d’environnement. Chaque couche recouvre la précédente, et le résultat est validé puis gelé avant que le moindre canal existe.

Trois conséquences pratiques, et ce sont elles qui font la différence à l’usage :

  1. Une configuration vide est une configuration valide. Ne rien écrire donne un module qui fonctionne en mono-processus, avec des bornes anti-abus déjà actives.
  2. Une clé fautive arrête le démarrage, avec le chemin exact et le message Zod — pas un undefined qui explose trois minutes plus tard sur la première frame.
  3. La configuration appliquée est immuable. Rien ne se règle à chaud : elle est gelée à la validation, et le hub reçoit ses valeurs une seule fois, au démarrage.

📖 Lexique#

Terme Développé / traduction En une ligne
Backplane fond de panier le transport qui relaie une publication d’un processus vers les autres. Jamais un stockage
Driver pilote l’implémentation concrète du backplane, désignée par un nom (loopback, cluster, redis)
Hub broker du processus tient un producteur par canal et diffuse aux abonnés locaux
Canal channel un sous-flux nommé qui circule dans la connexion WebSocket
Fan-out diffusion une publication, N livraisons aux abonnés
Namespace espace de nommage, cloison suffixe du canal de transport, qui empêche deux applications de se parler sur un bus mutualisé
originId identifiant d’origine l’étiquette du processus émetteur, comparée pour ne pas se rejouer son propre message
Sonde probe l’instantané de santé du hub, servi en JSON
CSRF Cross-Site Request Forgery un site tiers déclenche une requête authentifiée à l’insu de la victime, avec ses cookies
CSWSH Cross-Site WebSocket Hijacking la même attaque, sur une WebSocket : les navigateurs n’appliquent pas CORS à l’ouverture
Back-pressure contre-pression ce qui attend dans la file d’envoi quand le client ne lit pas assez vite
IPC Inter-Process Communication le canal de messages entre le maître et ses workers, fourni par Node
Pod / réplique instance déployée un processus de l’application ; plusieurs pods servent le même trafic

Qu’est-ce qu’on configure ici ?#

Trois choses seulement, et elles répondent à trois questions distinctes.

Comment mes processus se parlent-ils ? En développement, un seul processus : une publication atteint tous les abonnés parce qu’ils sont tous là. En production à trois répliques, un message publié sur la réplique A n’atteindra jamais un abonné branché sur la réplique B — sauf si un transport les relie. C’est le rôle du backplane, et c’est le seul réglage qui change entre un poste de développement et un cluster.

Jusqu’où une connexion peut-elle consommer ? Une socket ouverte est une ressource. Un client peut demander mille canaux, ou cesser de lire ce qu’on lui envoie. Deux clés bornent ces deux dérives.

Qui a le droit d’ouvrir la socket ? Un navigateur envoie les cookies de ta victime même quand la page qui ouvre la connexion appartient à un tiers. Le contrôle d’Origin ferme cette porte.

ℹ️ Note

Ce que tu ne configures pas ici : le port et le chemin de la WebSocket (ils viennent de @nodefony/http et de ta route), les rôles et les zones protégées (ils viennent de @nodefony/security, cf Sécurité), et la taille maximale d’un message entrant (websocket.maxPayload, porté par @nodefony/http).

La vision Nodefony — le schéma EST la configuration#

Le module suit la convention figée du framework, dont @nodefony/drizzle est la référence : deux fichiers, jamais trois.

Fichier Rôle Ce qu’il contient
nodefony/config/config.ts le quoi le schéma Zod commenté, source unique des valeurs d’usine, et les défauts matérialisés
nodefony/config/defineModuleConfig.ts le comment le builder pur : analyse, surcharge d’environnement, gel — il ne retape jamais une valeur d’usine

Le schéma realtimeConfigSchema (config.ts:205) porte chaque valeur en .default() et chaque explication en .describe(). Les défauts effectifs sont dérivés du schéma lui-même (realtimeConfigSchema.parse({}), config.ts:231) : il n’existe pas de second endroit où une valeur d’usine serait écrite, donc pas de dérive silencieuse possible entre la doc du champ et son comportement.

Le builder defineRealtimeConfig() (defineModuleConfig.ts:35) reste pur : il analyse l’entrée, applique les variables d’environnement dédiées (NF_REALTIME_DRIVER, NF_REALTIME_BACKPLANE_NAMESPACE, NF_REALTIME_BACKPLANE_SECRET — toutes prioritaires sur le fichier), et gèle le résultat. Il ne décide rien.

Le module augmente le registre de types (index.ts:167) : use("@nodefony/realtime", { … }) propose ses clés en autocomplétion et refuse une clé inconnue à la compilation.

❗ Important

C’est ce filet qui compte, bien plus que le confort d’écriture. Sans lui, une faute de frappe ne se verrait ni à l’écriture ni au démarrage : le schéma retire les clés inconnues sans se plaindre. slowConsummer: { bytes: 4096 } donnerait le défaut, en silence. Avec l’augmentation, la même faute ne compile pas.

🚀 Démarrage rapide#

Vu depuis une application créée par nodefony create app. Deux fichiers, et une seule ligne qui diffère entre les deux situations.

1. Un processus — le minimum utile#

C’est la configuration d’un poste de développement, et celle d’un déploiement à une seule réplique. On garde le fond de panier local, on ferme la porte d’entrée, on abaisse le plafond de canaux à ce dont l’application a réellement besoin.

// nodefony.config.ts — le manifeste de l'application
export default defineConfig(() => ({
  modules: [
    "@nodefony/http",
    "@nodefony/framework",
    use("@nodefony/realtime", {
      // Un seul processus : le hub diffuse localement, aucun transport n'est ouvert.
      backplane: { driver: "loopback" },

      // Défense CSWSH (RFC 6455 §10.2). Sans elle, une page tierce ouvre une socket
      // avec les cookies de ton utilisateur : le navigateur n'applique pas CORS ici.
      csrf: {
        checkOrigin: {
          enabled: true,
          allowList: ["https://127.0.0.1:5152"],
          // Un client non-navigateur n'envoie pas d'en-tête Origin. Le laisser à
          // false n'a de sens que si tout ton trafic vient d'un navigateur.
          allowMissingOrigin: false,
        },
      },

      // Garde anti-saturation : le défaut de 256 est généreux. Un écran qui suit
      // dix canaux n'a aucune raison d'en ouvrir plus de quelques dizaines.
      limits: { maxChannelsPerConnection: 32 },
    }),
  ],
}));

2. Plusieurs répliques — la seule ligne qui change#

Passer à N pods sur N machines ne change ni le contrôleur, ni le client, ni un seul canal : on remplace le nom du driver, et on déclare le module qui fournit les connexions pub/sub.

// nodefony.config.ts — la même application, déployée en plusieurs répliques
export default defineConfig((ctx) => ({
  modules: [
    "@nodefony/http",
    "@nodefony/framework",

    // Le driver `redis` consomme les connexions `publish` et `subscribe` de ce
    // module. Sans lui déclaré, le hub reste local — et le dit dans les journaux.
    "@nodefony/redis",

    use("@nodefony/realtime", {
      backplane: {
        // En production seulement : en développement, le fond de panier local évite
        // d'exiger une infrastructure pour lancer l'application.
        driver: ctx.isProd ? "redis" : "loopback",

        // La cloison. Le numéro de base Redis ne cloisonne PAS le pub/sub : sans ce
        // nom, préproduction et production sur un même Redis échangeraient leurs
        // diffusions. À poser explicitement, et différemment par déploiement.
        namespace: ctx.isProd ? "boutique.prod" : "boutique.dev",
      },
      csrf: {
        checkOrigin: {
          enabled: true,
          allowList: ["https://boutique.example.com"],
        },
      },
      limits: { maxChannelsPerConnection: 32 },
    }),
  ],
}));

Il reste à déclarer diffusables les canaux qui doivent franchir la frontière du processus — c’est une propriété du contrôleur, pas de la configuration, et le défaut est l’isolement :

// nodefony/controllers/chat.ts — extrait
import { RealtimeController } from "@nodefony/realtime";

export class ChatController extends RealtimeController {
  // Sans cette déclaration, "chat:*" resterait confiné au processus qui l'a publié.
  // (le préfixe diffusable est déclaré par `@RealtimeBroadcast` sur la classe)
}

Ce qu’on lit dans les journaux#

Le module annonce sa topologie effective au démarrage, en une ligne. C’est le premier endroit à regarder quand un message ne traverse pas.

Ligne observée Ce qu’elle dit
realtime backplane driver=loopback kind=local cross-pod=no (hub local) mono-processus assumé : rien ne franchit la frontière
realtime backplane driver=redis kind=redis-pubsub … cross-pod=yes channel= le fan-out traverse ; le canal effectif est affiché, cloison comprise
driver "redis" : module @nodefony/redis absent … RealtimeHub reste local le module pub/sub n’est pas déclaré — repli annoncé, démarrage poursuivi
backplane driver "…" inconnu du registre (disponibles : …) nom de driver fautif ; la liste réelle est affichée dans le même message

💡 Astuce

Ces quatre lignes viennent du même endroit du code (Realtime.#wireBackplane(), src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:253) et de la carte d’identité que chaque driver publie. Aucun repli n’est silencieux : si le fan-out est dégradé, c’est écrit.

⚙️ Le schéma, clé par clé#

Six blocs, douze clés au total. Le tableau donne la vérité complète ; les sections qui suivent expliquent quand et pourquoi en changer.

<!-- prettier-ignore -->

Clé Type Défaut Effet
enabled boolean true false = module chargé mais inerte : ni API d’administration, ni backplane, ni sonde, ni garde
backplane.driver string "loopback" nom résolu dans le registre de drivers ; inconnu → avertissement, le hub reste local
backplane.namespace string? absent → nom d’app cloison du transport partagé ; suffixe le canal pub/sub. Motif ^[\w.-]+$
backplane.secret string? (≥ 32) absent scelle les messages du transport partagé (HMAC) ; identique sur tous les pods. Absent = bus ouvert + avertissement au boot
backplane.maxQueueBytes number entier ≥ 0 8388608 (8 MiB) plafond des octets publiés en attente d’accusé de réception du bus ; au-delà, les publications sont abandonnées et comptées (backplane.queue). 0 = aucune limite
cluster.probe.enabled boolean true branche la sonde agrégée du pod en worker de cluster. false = aucun minuteur, aucun IPC
slowConsumer.bytes number entier > 0 1048576 (1 MiB) seuil de comptage des consommateurs lents dans la sonde. Observe, n’agit pas
limits.maxChannelsPerConnection number > 0 | null 256 plafond de canaux par connexion ; au-delà le subscribe est refusé. null = illimité
csrf.checkOrigin.enabled boolean false active le contrôle d’Origin à l’ouverture de la socket
csrf.checkOrigin.allowList string[] [] origines acceptées, comparaison exacte. Vide + activé = tout est refusé
csrf.checkOrigin.allowMissingOrigin boolean false accepter une ouverture sans en-tête Origin (clients non-navigateur)

C’est tout. Il n’existe ni réglage de ping, ni de cadence, ni de fréquence d’échantillonnage de la sonde, ni de seuil de contre-pression configurable : ces comportements existent, mais leurs valeurs sont des constantes du code, pas des clés.

enabledle module au repos#

Poser false charge le module sans rien activer. Concrètement : pas d’API d’administration enregistrée, pas de backplane câblé, pas de sonde de pod (Realtime.onKernelBoot(), src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:213), et le service devient inerte (RealtimeService.init(), RealtimeService.ts:77).

⚠️ Attention

enabled: false désarme aussi tes gardes. Le hub garde son plafond interne de 256 canaux, mais l’allowlist d’origines que tu as configurée n’est jamais posée : c’est le service qui la transmet au hub, et il ne fait plus rien. Éteindre le module pour « désactiver le temps réel » sur une application dont la route WebSocket existe encore laisse la porte plus ouverte qu’avant.

Le bon usage : un environnement où le temps réel n’a pas de sens (une commande CLI, un banc). Pour désactiver vraiment, retire le module du manifeste.

backplane.driverqui relaie les publications#

C’est le réglage du module. Le champ est une chaîne libre et non une énumération, volontairement : la liste réelle est celle du registre de drivers (listBackplaneDrivers(), backplaneRegistry.ts:68), ouverte aux drivers que tu écris toi-même. Une énumération figée dans le schéma fermerait cette porte.

Trois noms sont enregistrés par le module au chargement :

Nom Classe Ce qu’il relie Traverse les machines
"loopback" LoopbackBackplane rien — le hub diffuse localement non
"cluster" ClusterBackplane les workers d’un même processus maître non
"redis" RedisBackplane tous les processus abonnés au même canal oui

Un nom inconnu ne fait pas échouer le démarrage : il produit un avertissement qui affiche la liste des drivers réellement disponibles, et le hub reste local. C’est un choix de résilience — une faute de frappe dans une variable de déploiement ne doit pas empêcher l’application de servir du HTTP.

ℹ️ Note

Il n’existe pas de driver Kafka. Le registre n’en connaît que trois. Un bus de messages persistant se branche par la voie normale d’extension : tu écris ton driver et tu l’inscris.

backplane.namespacela cloison sur un bus partagé#

Ne concerne que les drivers qui traversent les machines. Le canal de transport devient nodefony:realtime:<namespace> (resolveRedisChannel(), RedisBackplane.ts:31).

Le défaut est dérivé du nom de l’application (src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:132) — ce qui suffit à séparer deux applications distinctes sur un Redis mutualisé, et ne suffit pas à séparer deux déploiements de la même application. Préproduction et production portent le même nom d’application, donc le même canal dérivé, donc le même flux.

🛑 Prudence

C’est une clé de sécurité, pas de confort. Le numéro de base Redis (database) ne cloisonne pas le pub/sub, qui est global au serveur. Deux déploiements sans namespace explicite se transmettent mutuellement leurs diffusions : un message de préproduction arrive chez tes utilisateurs. Pose-la dès que deux environnements partagent un Redis.

Caractères acceptés : lettres, chiffres, _, ., - — le motif est validé par le schéma (backplaneSchema, config.ts:45), donc un nom fautif arrête le démarrage plutôt que de produire un canal exotique.

backplane.secretsceller ce qui circule sur le bus#

Ne concerne, là aussi, que les transports partagés. Un bus pub/sub ne dit pas qui a publié : sans secret, tout ce qui atterrit sur le canal — venu d’un pod ou d’un tiers qui sait écrire dans ce Redis — est traité comme un message légitime. Poser un secret fait porter à chaque message un sceau HMAC-SHA256, vérifié à l’arrivée (openBackplaneEnvelope(), envelope.ts:96) : un message non scellé, altéré ou repointé vers un autre canal est ignoré, sans exception possible.

Le secret doit être identique sur tous les pods — c’est lui qui les reconnaît entre eux. En déploiement, passe-le par NF_REALTIME_BACKPLANE_SECRET (secret k8s, variable Docker) : la variable a la précédence sur la configuration, et un secret n’a rien à faire dans un fichier versionné.

Sans secret, rien ne casse : le transport reste ouvert et le démarrage l’annonce en avertissement. La bonne façon de vérifier que le scellement fonctionne est le compteur ingressRejectedTotal de la sonde de santé — il reste à zéro en régime normal.

ℹ️ Note

Le driver cluster (IPC entre les workers d’un même pod) n’a pas besoin de secret : ce canal ne relie qu’un maître à ses propres processus enfants, aucun tiers ne peut y écrire.

cluster.probe.enabledla sonde agrégée du pod#

Sans effet hors d’un worker lancé par nodefony cluster. Dans ce contexte, la sonde remonte périodiquement la santé de son processus au maître, qui la consolide, et redistribue l’instantané : n’importe quel worker peut alors servir la vue « pod entier » sans interroger les autres (ClusterProbeClient, ClusterProbeClient.ts:138).

Le coût est faible mais réel : un minuteur (déréférencé, il n’empêche pas le processus de sortir) et un écouteur IPC par worker. Poser false produit un contournement complet — le client n’est jamais instancié, donc zéro minuteur, zéro message IPC — et l’endpoint de santé retombe sur la vue de l’instance courante.

Deux leviers coupent la sonde, et l’un ou l’autre suffit : cette clé, ou la variable NF_CLUSTER_PROBE=0 (src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:391). C’est ce qui permet d’éteindre une sonde sur un pod en incident sans redéployer une configuration.

slowConsumer.bytesun compteur, pas un frein#

Seuil de bufferedAmount — les octets en attente d’envoi sur une socket — au-delà duquel la sonde compte la connexion comme « lente » (RealtimeHub.probe(), RealtimeHub.ts:775).

❗ Important

Cette clé observe, elle n’agit pas. Elle ne change que le compteur slowConsumers de la sonde. Ce qui agit — jeter une frame, puis fermer la connexion — se règle à côté, sous le serveur WebSocket, côté @nodefony/http (section suivante). Baisser slowConsumer.bytes à 64 KiB pour fermer plus tôt les clients lents ne changerait que le nombre affiché.

Ce qui AGIT se règle sur le serveur WebSocket, pas ici#

La contre-pression — jeter une frame, puis fermer la connexion — appartient au transport, donc à @nodefony/http. Une seule implémentation la porte, partagée par send/broadcast HTTP et par chaque connexion realtime ; deux copies avaient déjà divergé en silence (4 Mio d’un côté, 1 Mio de l’autre).

Réglage (@nodefony/http) Défaut Effet
maxBackpressure 4 Mio file d’envoi au-delà de laquelle la frame est jetée
backpressurePolicy drop close = fermer dès le premier dépassement
backpressureCloseAfterDrops 1000 solde de refus au-delà duquel on ferme (1013) ; 0 = jamais

❗ Important

Deux serveurs, deux sections : websocket (ws://) et websocketSecure (wss://). Régler l’un ne règle pas l’autre — une application servie en wss qui ne configure que websocket garde les défauts, sans que rien ne le signale.

use("@nodefony/http", {
  websocketSecure: { maxBackpressure: 262144, backpressureCloseAfterDrops: 50 },
});

Pourquoi un solde de refus plutôt qu’un second seuil d’octets : une fois qu’on jette, plus rien n’alimente la file — elle plafonne au seuil de drop et n’atteindrait jamais un seuil supérieur. Le solde monte de 1 par refus et descend de 1 par envoi réussi : un pic passager redescend, un client qui n’absorbe plus finit par être coupé. Mesuré sur socket réelle (banc ws-backpressure-e2e.mjs) : 400 charges poussées à un client qui ne lit pas → 3 servies, 20 refusées, fermeture 1013.

ℹ️ Note

Ces seuils sont par pod et ne sont jamais annoncés au client : il reçoit le seul signal utile — la fermeture 1013, qu’il classe comme transitoire et fait suivre d’une reconnexion temporisée. Sa cadence, elle, s’ajuste sur le comportement observé (AIMD), ce qui reste juste même si ces valeurs changent à chaud.

L’usage correct est celui d’un seuil d’alerte : le baisser pour être averti plus tôt qu’une population de clients décroche (mobile, réseau contraint), le monter pour cesser de compter comme anormale une application qui pousse des charges volumineuses. Le défaut de 1 MiB est aligné sur la taille maximale d’un message entrant : une file qui dépasse une frame pleine est déjà suspecte pour des canaux d’état, où seul le dernier instantané compte.

limits.maxChannelsPerConnectionle plafond par connexion#

Chaque canal ouvert coûte un producteur côté hub, un minuteur le plus souvent, et une entrée de table côté connexion. Sans borne, un seul client peut s’abonner jusqu’à épuiser la mémoire du processus. Le plafond est vérifié à chaque abonnement (RealtimeController.startChannel(), RealtimeController.ts:706).

Quatre propriétés qui décident du bon réglage :

  • Le refus est observable : le client reçoit une notification realtime:denied avec le motif limit. Il ne se croit jamais abonné à tort.
  • Le canal n’est pas ouvert : au-delà du plafond, le hub n’est même pas appelé, donc aucun producteur ne démarre.
  • Un réabonnement à un canal déjà tenu ne consomme pas de place — l’idempotence est vérifiée avant le plafond. Un client qui redemande son canal n’est pas puni.
  • La garde existe même sans configuration : le hub porte le même défaut de 256 (RealtimeHub.ts:217), il n’y a pas de fenêtre où elle serait absente.

null retire la borne. C’est un retrait explicite, à réserver aux déploiements dont tu maîtrises les clients — un tableau de bord interne qui compose des dizaines de flux, par exemple.

ℹ️ Note

Le plafond est par connexion, pas global. Cent connexions à 256 canaux restent possibles : c’est une garde contre un client abusif, pas contre une charge légitime mal dimensionnée.

csrf.checkOriginqui a le droit d’ouvrir la socket#

Trois clés qui forment une seule politique, appliquée à l’ouverture de la connexion (RealtimeHub.checkOrigin(), RealtimeHub.ts:896). Une origine refusée ferme la socket avec le code 4003.

Le défaut est désactivé. C’est le seul défaut du module qui n’est pas le réglage recommandé : active-le dès que ta socket est joignable depuis un navigateur.

Le comportement se lit en trois lignes (buildOriginGuard(), RealtimeService.ts:291) :

Situation Résultat
enabled: false toutes les origines passent, aucune garde n’est posée
enabled: true, en-tête Origin présent accepté uniquement si la chaîne figure telle quelle dans allowList
enabled: true, en-tête Origin absent ou vide accepté si allowMissingOrigin: true, refusé sinon

La comparaison est exacte : schéma, hôte et port, sans joker. https://app.example.com ne couvre ni http://app.example.com, ni https://app.example.com:8443, ni un sous-domaine. C’est un durcissement volontaire par rapport au * que tolère CORS côté HTTP.

Le raisonnement complet sur ce que cette défense bloque — et sur ce qu’elle ne bloque pas, un client non-navigateur pouvant toujours forger l’en-tête — appartient à Sécurité.

🛑 Prudence

enabled: true avec une allowList vide refuse tout le monde. C’est un échec fermé volontaire : mieux vaut une socket qui ne s’ouvre pas qu’une garde qu’on croit active. Si tes connexions tombent en 4003 juste après avoir activé le contrôle, c’est la première chose à vérifier. Et allowMissingOrigin: true sans authentificateur fort rouvre exactement la brèche que le contrôle ferme.

🔌 Choisir le driver de backplane — trois situations#

Le choix ne se déduit pas d’un tableau de performances : il se déduit de ta topologie de déploiement. Trois situations couvrent l’essentiel.

Le schéma ci-dessous met en évidence le driver réellement actif sur l’instance qui sert cette

Un seul processus — loopback#

Le besoin. Tu développes, tu lances des tests, ou tu déploies une application à une seule réplique. Tous les abonnés sont dans le même processus que le producteur.

use("@nodefony/realtime", { backplane: { driver: "loopback" } });

Ce que tu observes. Le journal annonce kind=local cross-pod=no. Le hub garde en réalité son backplane à null : le coût par publication est un test de nullité, pas un appel de fonction. La classe LoopbackBackplane existe pour matérialiser le contrat et prouver en test que brancher un backplane sans pair ne change rien.

Le piège. Rien ne casse tant que tu restes à une réplique. Le jour où l’orchestrateur en démarre une seconde, la moitié de tes utilisateurs cesse de recevoir les messages de l’autre moitié — sans la moindre erreur dans les journaux. Ce n’est pas une panne détectable par une sonde de vivacité.

Plusieurs workers sur une machine — cluster#

Le besoin. Tu veux exploiter les cœurs d’une machine avec nodefony cluster -w 4, ou valider ton application en multi-processus sans installer la moindre infrastructure.

use("@nodefony/realtime", { backplane: { driver: "cluster" } });

Ce qui se passe. Un worker Node ne peut parler qu’au maître. Il lui envoie ses publications, et le maître les redistribue aux autres workers. Le driver ne s’active qu’en rôle worker et avec la variable NF_CLUSTER=1, posée par la commande de cluster (src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:99) ; ailleurs, il rend null et le hub reste local.

Pourquoi c’est précieux. C’est le banc d’essai qui stabilise l’architecture multi-processus avant d’ajouter du réseau. Ton contrôleur, tes canaux diffusables et ton client voient un vrai fan-out entre processus. Il ne manque que le franchissement de machine.

💡 Astuce

Configurer driver: "cluster" et lancer un processus unique n’est pas une erreur : la fabrique rend null, le hub reste local, la ligne de journal le dit. Tu peux donc laisser ce driver dans une configuration qui sert aux deux modes de lancement.

Plusieurs machines — redis#

Le besoin. Plusieurs répliques, potentiellement sur plusieurs nœuds : Kubernetes, Swarm, Nomad, Cloud Run. C’est la situation de production standard d’une application web temps réel.

// Déclarer "@nodefony/redis" dans le manifeste, puis :
use("@nodefony/realtime", {
  backplane: { driver: "redis", namespace: "boutique.prod" },
});

Comment il se branche. Le driver ne dépend pas de la bibliothèque redis : il consomme deux connexions du module @nodefony/redis par un adaptateur purement structurel (createRedisServiceTransport(), RedisBackplane.ts:100). Deux et non une, parce qu’un client Redis abonné ne peut plus émettre de commandes ordinaires — le module fournit précisément des connexions nommées publish et subscribe dans ses défauts.

Ce qui est garanti, et ce qui ne l’est pas. Le pub/sub est un transport, pas un journal : aucune persistance, aucune reprise. Un pod indisponible trente secondes rate ce qui a été publié pendant sa coupure. C’est acceptable pour un salon de discussion — le message est en base — et inacceptable pour un bus d’événements critiques. Ne construis pas au-dessus une fiabilité que le support n’offre pas.

Si Redis est injoignable. Le démarrage du backplane est attendu explicitement, et borné à cinq secondes (src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:83). Au-delà, ou en cas d’échec, le module renonce, ferme proprement ce qu’il avait ouvert, et laisse le hub local — le démarrage continue. Une base de messages en panne ne doit pas empêcher tes serveurs HTTP de monter.

En un coup d’œil#

Ta topologie Driver Infrastructure requise Ce que tu obtiens
un processus "loopback" aucune diffusion locale, coût nul
N workers, une machine "cluster" aucune fan-out entre processus par IPC
N répliques, plusieurs machines "redis" Redis + module dédié fan-out entre machines
un bus maison (NATS, Pulsar, RabbitMQ) le tien la tienne ce que ton driver implémente

🧩 Brancher son propre driver#

Le contrat IBackplane est public et minuscule : six membres, aucune notion de canal logique ni d’abonné — tout cet état vit dans le hub. Écrire un driver revient à transporter une enveloppe.

La voie recommandée : inscrire un driver dans le registre. Ton driver devient sélectionnable par son nom, exactement comme les natifs, et ta configuration reste une simple chaîne — donc pilotable par variable d’environnement.

// src/backplane/NatsBackplane.ts — dans TON application
import {
  registerBackplaneDriver,
  type IBackplane,
  type IBackplaneInfo,
  type BackplaneHandler,
} from "@nodefony/realtime";

class NatsBackplane implements IBackplane {
  static readonly driver = "nats";
  #handler: BackplaneHandler | null = null;

  constructor(readonly originId: string) {}

  async start(): Promise<void> {
    /* ouvrir la connexion, s'abonner au sujet, appeler #handler à la réception */
  }
  publish(channel: string, payload: unknown): void {
    /* émettre vers les AUTRES pairs, en joignant this.originId */
  }
  onMessage(handler: BackplaneHandler): void {
    this.#handler = handler;
  }
  async stop(): Promise<void> {
    /* fermer, libérer les écouteurs — idempotent */
  }
  describe(): IBackplaneInfo {
    return {
      driver: NatsBackplane.driver,
      kind: "nats",
      originId: this.originId,
      crossPod: true,
    };
  }
}

// À l'import du module qui porte ce fichier — donc avant le démarrage du noyau.
registerBackplaneDriver(
  NatsBackplane.driver,
  (ctx) => new NatsBackplane(ctx.originId),
);

Puis, en configuration : backplane: { driver: "nats" }.

Quatre points que la fabrique doit respecter :

  1. Elle construit, elle ne démarre pas. Le câblage appelle start() lui-même, sous garde de délai.
  2. Elle peut rendre null pour dire « inactif dans ce contexte » — mauvais rôle, infrastructure absente. Le hub reste alors local, sans erreur.
  3. Elle reçoit un contexte complet (IBackplaneFactoryContext, backplaneRegistry.ts:27) : le module, l’originId déjà résolu, le rôle dans la topologie et la configuration validée.
  4. describe() alimente trois sorties depuis une source unique : la ligne de journal, la sonde de santé et l’écran Studio. Remplis-la honnêtement, en particulier crossPod.

L’autre voie : fournir une instance déjà construite. Déclare un service nommé realtimeBackplane dans le conteneur d’injection de ton module. RealtimeService.init() (RealtimeService.ts:77) le lit et le branche avant que le registre soit consulté : une instance présente court-circuite la sélection par nom.

⚠️ Attention

Le builder accepte aussi une instance en second argument (defineRealtimeConfig(config, { backplane })), et la documentation d’architecture présente cette voie. En pratique elle n’est pas atteignable depuis nodefony.config.ts : le module appelle le builder avec la seule configuration fusionnée (src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:216), et le schéma Zod retire toute clé qu’il ne connaît pas — dont une instance de classe. Pour brancher un objet déjà construit, utilise le service realtimeBackplane.

Le détail du contrat, de l’anti-écho et du cycle de vie d’un driver est dans Architecture.

⚙️ Variables d’environnement et précédence#

Six variables influent sur le module. Trois lui sont propres, les autres viennent du cœur ou du mode cluster. Les trois premières décrivent un déploiement — le fond de panier auquel ce processus se raccorde — et c’est pour cela qu’elles ne vivent pas dans un fichier versionné.

Variable Portée Effet
NF_REALTIME_DRIVER ce module remplace backplane.driver. Précédence maximale
NF_REALTIME_BACKPLANE_NAMESPACE ce module remplace backplane.namespace — sépare deux déploiements de la même app
NF_REALTIME_BACKPLANE_SECRET ce module remplace backplane.secret — scelle le transport partagé (≥ 32 car.)
NF__REALTIME__<CHEMIN> mécanisme du cœur remplace n’importe quelle clé, par son chemin. Ex. NF__REALTIME__ENABLED
NF_CLUSTER posée par le lancement à 1, le driver cluster s’active en worker. Ne la pose pas à la main
NF_CLUSTER_PROBE ce module à 0, coupe la sonde de pod même si cluster.probe.enabled est vrai
NF_POD_NAME déploiement étiquette d’origine du processus ; sinon dérivée du nom d’hôte et du PID

L’ordre de recouvrement, du plus faible au plus fort :

  1. Les valeurs d’usine du schéma — ce que tu obtiens sans rien écrire.
  2. La configuration de l’application — ton use("@nodefony/realtime", { … }).
  3. NF__REALTIME__<CHEMIN> — appliqué après la fusion et avant la validation Zod, donc la valeur venue de l’environnement est validée comme les autres. Un chemin introuvable produit un avertissement avec une suggestion, jamais une clé fantôme.
  4. NF_REALTIME_DRIVER, NF_REALTIME_BACKPLANE_NAMESPACE et NF_REALTIME_BACKPLANE_SECRET — appliqués après l’analyse, dans le builder (defineModuleConfig.ts:41). Ils gagnent sur tout le reste, y compris sur le mécanisme générique NF__REALTIME__BACKPLANE__….

Le mécanisme générique mérite d’être connu : le double tiret bas sépare les niveaux, les segments sont insensibles à la casse, et les valeurs sont converties (booléens, nombres, listes séparées par des virgules, JSON).

# Le même déploiement, piloté sans reconstruire l'image.
NF_REALTIME_DRIVER=redis
NF__REALTIME__BACKPLANE__NAMESPACE=boutique.prod
NF__REALTIME__LIMITS__MAXCHANNELSPERCONNECTION=64
NF__REALTIME__CSRF__CHECKORIGIN__ALLOWLIST=https://a.example.com,https://b.example.com
NF_CLUSTER_PROBE=0        # couper la sonde de pod sur une réplique en incident

💡 Astuce

NF_REALTIME_DRIVER existe en plus du mécanisme générique parce qu’il est la variable qu’on pose en premier sur un déploiement, et qu’elle doit rester fiable quel que soit le moment où la configuration de l’application fusionne. C’est le levier d’urgence : ramener un cluster à loopback pour isoler une panne de bus se fait par une variable, sans redéployer de code.

🧰 Le builder et le schéma exportable#

Deux fonctions publiques, utiles surtout aux tests et aux outils.

defineRealtimeConfig(config?, options?) (defineModuleConfig.ts:35) analyse, applique la variable de driver et gèle. Le module l’appelle lui-même à l’enregistrement (Realtime.onKernelRegister(), src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:219) : tu n’as pas à l’invoquer dans une application. En revanche, c’est l’outil qui permet de vérifier une configuration sans démarrer un serveur.

import { defineRealtimeConfig } from "@nodefony/realtime";

const cfg = defineRealtimeConfig({ backplane: { driver: "redis" } });
// cfg.limits.maxChannelsPerConnection === 256 — les sections omises gardent leurs défauts.
// Une valeur invalide lève une ZodError, avec le chemin exact du champ fautif.

realtimeConfigJsonSchema() (defineModuleConfig.ts:69) produit le schéma JSON du module, chaque champ portant sa description. C’est ce que consomme la page module de Studio pour afficher la configuration attendue. L’instance de backplane éventuelle en est absente : une classe n’a rien à faire dans un schéma sérialisable.

Un message d’erreur de validation est reformaté par le module avant d’être levé : chaque problème apparaît sous la forme chemin: message, séparés par des points médians (src/packages/@nodefony/realtime/index.ts:219). Tu lis quel champ est fautif, pas une trace Zod brute.

📡 Observabilité — relire ce qui s’applique vraiment#

Trois endroits, par ordre de fiabilité décroissante.

💡 Astuce

Le triplet à comparer quand le temps réel ne traverse pas : le driver que tu as configuré, le driver qu’annonce la sonde, et le channel effectif. Un écart entre les deux premiers signifie qu’une fabrique a rendu null ; un channel inattendu signifie un namespace dérivé là où tu croyais l’avoir posé.

⚠️ Pièges#

Symptôme Cause Correction
Un message n’arrive qu’à la moitié des clients, sans aucune erreur plusieurs répliques avec driver: "loopback" passer à redis et déclarer @nodefony/redis dans le manifeste
Driver redis configuré, journal RealtimeHub reste local module @nodefony/redis absent du manifeste, ou connexions publish/subscribe indisponibles déclarer le module ; vérifier que Redis répond
Le fan-out traverse, mais des messages d’un autre environnement arrivent backplane.namespace non posé : deux déploiements de la même application dérivent le même canal poser un namespace explicite et distinct par environnement
Une clé écrite dans use() n’a aucun effet nom de clé fautif : le registre de types n’étant pas augmenté, l’éditeur ne corrige pas, et Zod retire l’inconnu relire la configuration effective dans Studio, onglet Config
Baisser slowConsumer.bytes ne ferme pas les clients lents cette clé ne pilote que le comptage de la sonde régler websocketSecure.maxBackpressure / .backpressureCloseAfterDrops (@nodefony/http)
Toutes les connexions tombent en 4003 après activation du contrôle d’origine allowList vide, ou origine non identique au caractère près (port, schéma, sous-domaine) inscrire l’origine exacte ; un client non-navigateur relève de allowMissingOrigin
enabled: false posé « pour désactiver », et la garde d’origine ne s’applique plus le service devient inerte et ne pose plus les politiques sur le hub retirer le module du manifeste plutôt que l’éteindre
Le plafond de canaux semble ignoré en test il ne l’est pas : le hub porte le même défaut de 256 sans configuration (RealtimeHub.ts:217) vérifier le motif de refus realtime:denied côté client

🧪 Tests & couverture#

Les compteurs de cette page sont régénérés depuis vitest ; aucun chiffre n’est figé dans le texte. Ce qui compte ici, c’est ce que les suites prouvent sur la configuration.

Ce qui est prouvé
Défauts exacts, fusion partielle, gel, rejet des valeurs hors domaine defineRealtimeConfig.test.ts
Le service pose bien les trois politiques sur le hub depuis la config RealtimeService.test.ts
Le registre résout un nom, refuse l’inconnu, accepte un driver ajouté backplaneRegistry.test.ts
Le plafond de canaux tient, y compris sans service realtimeChannelCap.attack.test.ts
Les seuils de contre-pression appliqués par le transport WsConnectionTransport.test.ts
Le fan-out entre processus, sans aucune infrastructure clusterIpc.e2e.test.ts
Le fan-out entre machines par pub/sub redisCluster.e2e.test.ts

⚠️ Attention

Un run vert ne prouve pas le fan-out entre machines. Le banc Redis est doublement conditionnel : il n’est lancé que sur demande, et il se saute de lui-même si aucun Redis ne répond. Un test sauté compte comme un succès — on peut donc lire « tout est vert » sur une suite qui n’a jamais ouvert une connexion. Le fan-out entre workers, lui, ne demande rien et tourne toujours.

cd src/packages/@nodefony/realtime
npm test                                              # unitaires + IPC entre workers
NF_RUN_CLUSTER_E2E=1 NF_REDIS_PASSWORD=nodefony-dev npm test # + le fan-out entre machines
npm run coverage                                      # couverture (vitest, v8)

🔗 Pour aller plus loin#